Dina Brooks Phd

Dina Brooks Phd

Danser avec la MPOC

La Dre Dina Brooks lance une invitation aux patients en MPOC : « Déhanchons-nous! »

Professeure de physiothérapie à l’Université de Toronto et titulaire de nombreuses distinctions pour son travail en réadaptation pulmonaire, la Dre Brooks examine comment la réadaptation aide les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Au cours des cinq dernières années, elle a dirigé six projets majeurs financés en partie par l’Association pulmonaire.

Passionnée pour l’aide aux personnes atteintes de maladies pulmonaires, elle considère que ce domaine reçoit trop peu d’attention en réadaptation, comparativement aux genoux et aux dos endoloris. « L’essoufflement causé par la MPOC est incapacitant et difficile », dit-elle. « Et j’ai vu de mes propres yeux la différence que la réadaptation peut faire pour la qualité de vie. »

En se fondant sur ses travaux antérieurs, la Dre Brooks étudie comment la danse peut aider les personnes atteintes de MPOC. Le projet « Let’s Boogie » est né de sa connaissance de l’efficacité de la réadaptation et de sa volonté de trouver des façons d’en prolonger les bienfaits. Il s’appuie sur des idées bien simples : avoir du plaisir est mieux que de ne pas en avoir, et danser est amusant. Le programme va au-delà de l’exercice – il développe les connexions et les interactions sociales.

Deux fois par semaine pendant 10 semaines, les participants se réunissent pendant une heure avec un instructeur de danse professionnelle pour bouger et apprendre. Des enseignants et assistants bénévoles sont présents pour aider les personnes ayant des restrictions sévères à participer pleinement.

La Dre Brooks recueillera des données pour déterminer si le programme est réalisable et s’il aide les participants. Leur équilibre s’est-il amélioré? La danse est-elle aussi bénéfique pour le cœur que d’autres formes d’exercice? L’essoufflement a-t-il diminué? Si les résultats sont positifs, elle aimerait mener des essais contrôlés et randomisés, pour des tests plus poussés.

Considérant que la recherche pulmonaire est gravement sous-financée par rapport au fardeau de la maladie pulmonaire, au Canada, la Dre Brooks souligne l’importance cruciale du financement de l’Association pulmonaire : « Ça fait une différence chaque jour dans la vie des personnes atteintes de maladies pulmonaires. »